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physique moral Déposé le 2016-02-27 14:23:14

Bonjour,

J’ai aujourd'hui 27 ans et j'ai fait partie du « club » des harcelées. 4 ans de collège, 4 ans d’enfer. Je n’oublierai jamais les insultes, les coups, les humiliations, les croche-pieds, sales tours et autre vols qui ont jalonnés cette période de ma vie. Je remercie les dieux que les seuls réseaux sociaux étaient des chats ou je m’inscrivais anonymement. Je n’ose imaginer ce que je me serais pris son mon facebook et ma page twitter….

Mes parents, à qui je ne montrais que la partie émergée de l’iceberg (les choses les plus visibles comme les bleus, les chewingum dans les cheveux…), avaient beau en parler aux profs et au CPE, la réponse était toujours la même : « c’est sa faute, elle ne sait pas se défendre et au contraire ça va lui forger le caractère »… ça me l’a écrasé oui ! J'avais tellement peur de mes harceleurs qui venaient parfois jusque chez moi (10 min à pied du collège), que lorsque quelqu'un sonnait à la porte, je ne cherchait plus a savoir qui c'était, je courrai au fond de la maison et me mettait en boule dans un coin jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de bruit. Mes parents, encouragés par le corps enseignant m’ont même envoyé voir un psy qui m’a analysé « ascolaire et asociale » mais disait ne rien pouvoir faire car j’estimai n’avoir aucun problème. Pour moi, c’étaient les autre qui auraient du aller du voir un psy et je pense que cette vision m’a sauvée.

Ma mère me disait deux chose : 1) « Laisse couleur ils finiront par se lasser ! » ce qui s’est avéré la pire chose à faire car ça les incitaient à s’en donner à cœur joie et « Ca s’arrêtera quand tu entreras au lycée ». Cette deuxième phrase a toujours été ma bouée d’oxygène, ma lueur d’espoir (et ce n’est pas exagéré !).

Effectivement, en seconde, n’étant pas dans le lycée le plus proche du collège, seule une partie de mes harceleurs, et les moins puissants, étaient dans le même établissement. J’avais encore droit à des insultes régulières mais cela s’arrêtait là.

C’est en première, lorsque j’ai changé de région grâce à mère qui a changé d’emploi que j’ai vraiment pu me reconstruire en repartant de zéro. Il m’a tout de même fallu 6 bons mois pour ne plus craindre le regard des autres dans la rue et plusieurs années pour ne plus marcher la tête dans les épaules.

Pour nos enfants, pour nos frères et sœurs, plus jamais ça !

1 commentaires sont disponibles Commenter ce témoignage femmedhorus*, college dans le 34

Le 2016-02-27 14:30:08 - femmedhorus du a commenté :
J'oubliais, mon "havre de paix" n'étaient pas les toilettes comme beaucoup (il faut dire que les 3/4 des wc avaient OU une poignée OU une serrure, mais pas les deux, je vous raconte pas les sale coup qu'un m'a fait avec ça...)mais un terrain d'herbe, triangulaire, derrière le préhaut et à côté du bâtiment administratif. Aucune fenêtre ne donnait sur ce petit terrain. Personne ne me voyait. J'y suis restée des heures à attendre seule la fin des récréation et de la pause déjeuner, chaque jour de l'année scolaire.