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physique moral cyber Déposé le 2016-01-25 22:07:53

Je m'appelle Pauline. Aujourd'hui, je viens témoigner de ce qu'il m'est arrivé pendant 4 années consécutives au collège. Et ce que cela a engendré par la suite. Je viens aussi parler de l'ignorance et du désintérêt du personnels du collège,

Comme je l'ai dit précédemment, tout a commencé au collège, en 6eme, en fin d'année scolaire. On m'a baissé le pantalon avec la culotte devant 5/6 classes du collège en cours de sport lors d'une sorte de compétition de handball. Des élèves ont vu mes parties intimes et se sont moqués de moi jusqu'à la fin de l'année. Mes parents ont pris rendez vous avec le directeur du collège mais celui ci n'a rien voulu faire du tout car c'était justement la fin de l'année. Heureusement, après l'été, les gens avaient oublié et en rentrant en 5ème, j'ai cru que tout s'arrangerait. Mais voilà qu'en fin de 5ème, vers le mois de mai, on m'agresse physiquement juste à côté du collège. C'était un groupe de 3 filles et 2 garçons, que je connaissais de vue seulement. J'étais avec des ""amies"", elles m'ont un peu aidé mais vraiment pas grand chose... J'ai eu les doigts cassés, j'ai reçu des gifles et des coups de pieds. Pareil, mes parents ont été voir le directeur, il n'a rien voulu faire du tout et a dit que "ça arrivait" et que vu que c'était hors du bâtiment scolaire, ce n'était pas ses affaires. Du coup, j'ai été au commissariat mais mes parents n'ont pas voulu porter plainte parce qu'ils m'ont dit "elle est jeune, tu veux vraiment qu'elle est un casier judiciaire à son âge?" Oui, je le voulais, mais ils ne m'ont pas écouté. Des élèves se moquaient de moi en disant que je faisais exprès d'avoir des bandages sur mes doigts, que j'avais inventé cette histoire etc... Bref, j'ai laissé passer du coup...
En 4eme, toutes mes amies m'ont tourné le dos parce que j'étais "la risée" du collège. Elles ont commencé elles aussi a m'harcelé et se moquaient de moi. Elle m'harcelait par téléphone et sur Facebook, tous les jours pratiquement et ça a duré même quand j'ai changé d'établissement pour la 3eme. J'ai cru que je m'étais trouvée un nouveau groupe d'amies mais il s'est avéré que ses filles ont juste voulu me briser encore plus et m'ont dit vers le mois de juin qu'elle avait bien profité de moi, que je leur avais bien servi de larbin pour quand elles étaient seules. S'en était trop. J'ai demandé à mes parents de changer de collège pour ma dernière année. Ils m'ont mis dans du privé. J'ai cru que ça allait être différent. Tu parles, c'était presque encore pire. Dans le privé, les gens sont encore plus hypocrites et ne pensent qu'à eux. Une fille avec qui je m'étais liée d'amitié dés le début de l'année voulait être dans le groupe des filles "populaires" (je n'ai jamais compris ce mot...) et après avoir passé 2 mois en ma compagnie, a été raconté à ce groupe de filles et à ma classe que je lui avais dit "qu'elles étaient connes, ma classe était de la merde, ils étaient tous cons, je n'aimais personne et je faisais semblant" BAM, un coup dans la gueule. Harcèlement encore pendant des mois et des mois. Je faisais semblant que tout aller bien. Mais en décembre, j'ai commencé à me mutiler. Mes parents se sont rendu compte que quelque chose n'allait vraiment pas qu'en Avril, où ils ont décidé (avec ma psychiatre) de m'hospitaliser. J'y suis restée 10 jours. Les médecins ont dit que je n'avais rien du tout. Pourtant, en quittant l'hôpital, ils m'ont annoncé que je devrais retourner au collège et j'ai pleuré en disant que je ne voulais pas etc. Je m'y suis quand même forcée (j'ai fait ça toute ma vie), j'ai passé mon brevet et j'ai décidé de retourner vivre dans le Nord, à côté de Lille, ma ville natale (j'avais déménagé à 10ans et demi) pour faire ma seconde et habiter chez mes grands parents. J'ai cru que ça résoudrait tous mes problèmes et que j'oublierai le passé. Mais le passé resurgit toujours.
Ma seconde s'est très bien passée, j'étais heureuse, je me sentais revivre. En première, ma phobie scolaire a commencé. Je ne savais pas ce que j'avais. J'allais au lycée en ayant envie de vomir, mal à la tête, mal au ventre. J'allais souvent à l'infirmerie, je retournais souvent chez moi (enfin mes grands parents) en prétextant que j'étais malade et que j'avais vomi au lycée etc. Mes parents me manquaient énormément, j'avais juste envie de les revoir et ne plus aller en cours.
Pendant les vacances de Noël, je suis retournée chez moi, en Savoie, là où mes parents habitaient. Ma mère s'est rendue compte que quelque chose n'allait vraiment pas car je ne faisais pas mes devoirs alors que j'avais des bacs blancs la semaine de la rentrée. Même quand j'étais super mal au collège, je travaillais toujours parce que je n'avais pas envie de foutre ma vie en l'air. Mais là, j'en avais plus rien à faire de tout et surtout mon avenir. Je voulais mourir.
Je l'ai annoncé à mes parents la veille de mon retour prévu dans le Nord. Et c'est là que les traitements, les thérapies et tout ça on commencé pour moi. C'est aussi là où j'ai fait le plus de conneries. Je me mutilais tous les jours, je me grattais tellement l'avant bras car j'étais super angoissée et que je voulais me faire du mal, que j'ai laissé des traces de "brûlures" sur mes bras. Je pleurais tous les jours, je ne mangeais plus, je suis devenue anorexique. Je ne parlais plus, je m'imaginais juste TOUS LES JOURS m'endormir et ne plus jamais me réveiller. J'allais dans la pharmacie chez moi et je regardais les médicaments que je pourrais prendre pour me suicider. Ou bien, je regardais ma lame qui faisait mon bonheur à cette période là, et je l'imaginais me transpercer les veines et mourir en paix dans mon lit (désolée si cela est un peu glauque, je l'exprime comme je le ressentais). Mais je n'ai jamais eu le courage de faire quoi que soit.
Mes parents et moi avons décidé de m'hospitaliser dans une clinique pédopsychiatrique. J'y suis restée 2 mois la première fois. Ça m'a fait un bien fou. Je suis sortie en partie de ma dépression, j'ai découvert que j'avais aussi une phobie sociale, une phobie scolaire, une hypersensibilité et des angoisses profondes depuis mon enfance. J'ai repris du poids. J'ai été mise sous traitement tellement fort que je ne faisais que dormir. Anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques, j'en avais pleins. J'étais droguée. Mais ça me faisait un bien fou. J'ai rencontré des gens extraordinaires là bas qui m'ont beaucoup aidé. J'ai réussi à ravoir de l'espoir, chose que je n'avais plus depuis des mois.
Malheureusement, j'ai vite rechuté. Je suis retournée en clinique en juin pendant 2 semaines (parce que j'avais un concert à Paris de mes idoles et mes parents et moi ne voulions pas que je le rate).
J'ai continué à être bourrée de médicaments. Et j'ai pris du poids à cause de mon lourd traitement. Beaucoup, beaucoup de poids (28kg). J'étais en surpoids et je suis arrivée à 79kg en novembre 2014. Entre temps, j'ai réessayé d'intégrer le lycée en classe de première en Savoie. J'ai lamentablement échoué. Crise d'angoisse, vertiges, nausées, tout me revenait. Je n'ai pas tenu 2h au lycée. J'ai abandonnée. Et mes parents m'ont placé dans une clinique qui faisait soins et école en même temps. J'ai accepté d'y aller mais je ne voulais pas rester dormir là bas, hors c'était obligatoire... Ils m'ont gardé pendant 3 semaines mais durant ces 3 semaines, je retombais dans la dépression. Rien ne m'aidait. J'étais très très aggressive verbalement et... Physiquement... J'ai frappé ma mère plusieurs fois à l'épaule... Elle ne pouvait plus la bouger pendant plusieurs jours... Mes parents ont décidé de m'hospitaliser une nouvelle fois en clinique pédopsychiatrique de force, car je ne voulais pas y aller. Je faisais des crises là bas, je me disputais presque tous les soirs au téléphone avec ma mère. Elle ne voulait plus venir me chercher le week-end. Ils sont partis fêter Noël dans le Nord sans moi. J'ai fêté Noël seule en clinique. J'étais super mal. Je n'arrêtais pas de pleurer. Pour sortir au plus vite possible, j'ai dit au psychiatre que je voulais reprendre le lycée, que je me sentais d'y retourner (absolument faux...). J'avais donc des permissions de sorties où j'allais au lycée des matinées ou des après midi. Au début ça allait à peu près. Mais après, les angoisses sont revenues et... Horrible. C'était horrible. Mais je faisais semblant que ça allait pour sortir. Et ça a marché car je suis sortir au bout de 2 mois soit un peu moins d'1 mois après avoir repris le lycée. J'ai été en hôpital de jour après ça. C'était extrêmement... Nul. Je m'ennuyais à mourir, personne ne s'occupait de nous. Je faisais semblant de continuer d'aller au lycée quelques jours dans la semaine. Je me levais, je prenais le train jusqu'au lycée et j'attendais toute la matinée dehors et je rentrais chez moi en train pour faire croire à mes parents que je continuais d'y aller et que j'y arrivais. Ils ne m'ont pas cru. Surtout ma mère. Elle a compris que j'avais besoin de souffler, qu'il fallait que je fasse une pause après l'année horrible que je venais de passer. En avril, j'ai arrêté l'hôpital de jour. J'ai diminué et changé de traitement pour ne plus grossir et perdre du poids car je me sentais horriblement laide et grosse. De avril à Septembre, j'étais... Libre. Je respirais, mon entourage disait que j'allais mieux, que je perdais du poids etc. En 6 mois, j'ai perdu 19kg.
J'ai dit à mes parents que je voulais réessayer d'aller au lycée mais que je voulais changer de filière et aller en ST2S car ça me correspondait plus et que ça serait plus dans le "métier" que je souhaitais faire. Ils n'ont pas du tout cru en moi. Ils me disaient que je n'y arriverai jamais, que j'allais finir SDF ou caissière, que je n'aurai pas d'avenir etc. Moi, je continuais d'y croire. J'étais la seule à y croire, il fallait bien que quelqu'un m'encourage et cette personne c'était moi. J'ai bien fait de croire en moi (pour la première fois de ma vie je crois d'ailleurs). Une semaine avant de reprendre le lycée mes angoisses s'étaient empirées, je pleurais beaucoup. J'étais en stress totale. Malgré ça, je suis quand même aller à la rentrer. J'avais ajouté des filles sur Facebook qui rentraient elles aussi en 1erST2S dans ce même lycée. Je voulais faire des connaissances avant de m'y rendre pour ne pas être "perdue". Ça a beaucoup beaucoup aidé. La fille avec qui je m'étais liée d'amitié n'était pas dans ma classe donc mes parents ont demandé un changement de classe et ça a été accepté.
Un PEI (c'est comme un PAI mais en plus élaboré) a été mis en place. J'ai le droit de me rendre à l'infirmière quand je le souhaite dans la journée pour "faire un break" ou le reposer. Je ne vais pas en cours le mercredi. J'ai été dispensé de piscine. J'ai des cours particulier dans certaines matières pour rattraper mon retard. Même si dans la semaine ça m'arrive de ne pas aller au lycée 1/2 jours, quand je m'y rends, je ne vais pas "mal". Je ne vais pas aller jusqu'à dire que je suis bien parce que j'ai des nausées (mais elles sont minimes) et je me sens un peu compressée. Mais ça va. Je supporte, j'ai de bonnes notes, je travaille. J'ai même eu les félicitations du proviseur lui même pour le 1er trimestre.
Alors je ne saurais pas vraiment vous dire comment j'ai réussi à m'en sortir parce que je travail encore dessus, mais je pense que les hospitalisations, mes rencontres avec d'autres jeunes ayant une phobie scolaire, le soutient de ma famille, la liberté que je me suis offerte pendant plusieurs mois pour me retrouver et enfin et surtout, L'ESPOIR, m'ont aidé à m'en sortir et à aller mieux.

L'espoir fait vivre. Je croyais que c'était qu'une simple citation. Il s'est avéré que c'est bel et bien réel.

19002 commentaires sont disponibles Commenter ce témoignage pauline_dlcrt*, college dans le 74

Le 2016-08-29 09:22:33 - Valentin du a commenté :
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Le 2016-08-29 09:22:28 - Mohammad du a commenté :
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